Ferragamo entretient le flou pour 2026 après un 1er trimestre décevant
information fournie par Zonebourse 15/05/2026 à 10:31
La maison de luxe florentine, confrontée comme l'ensemble du secteur du luxe à l'enlisement du conflit en Iran et au marasme du marché chinois, a annoncé hier soir un chiffre d'affaires total de 209 millions d'euros pour les trois premiers mois de l'année, contre 221 millions un an plus tôt, soit une baisse de 5,5%.
A titre de comparaison, les analystes attendaient un chiffre d'affaires trimestriel de plus de 211 millions d'euros.
Les ventes à taux de changes constants ont reculé de 1,2%, alors que le marché espérait qu'elles affichent une petite croissance, de l'ordre de 0,1%.
Dans la région Europe/Moyen-Orient/Afrique, ses ventes à changes constants ont chuté de 17%, soit bien plus que le repli de 4,4% qui était envisagé par les investisseurs.
L'Asie-Pacifique, le deuxième débouché du groupe familial derrière l'Amérique du Nord, a également déçu avec un recul de l'activité de 5,4%, contre -1,4% attendu.
Des performances "un peu justes", de l'avis des analystes
Seul motif de satisfaction, les ventes de détail, c'est-à-dire celles réalisées dans les boutiques exploitées en propre, ont augmenté plus que prévu, de 5,5% contre un consensus établi à 5,2%.
Mais les ventes en gros, générées auprès des partenaires distributeurs, ont chuté de plus de 19% sur le trimestre, une baisse plus marquée que ce qu'attendait la communauté financière (-15%).
Lors d'une conférence téléphonique, l'équipe de direction a indiqué que le deuxième trimestre s'inscrivait, à ce stade, dans le prolongement des tendances observées au premier trimestre, mais aussi prévenu qu'aucune reprise ne se dessinait en Chine avant le second semestre 2026, au plus tôt.
Le fabricant de chaussures, sacs, vêtements et produits en soie estampillés "made in Italy" a assuré qu'il restait focalisé sur l'exécution de son plan stratégique, sur le renforcement de la désirabilité de sa marque et au recentrage de son offre. Il dit aussi vouloir maintenir l'accent sur sa discipline opérationnelle et financière, des déclarations trop floues qui peinaient à convaincre les observateurs.
"Cela s'avère un peu juste, pour le moment, pour un titre qui demeure structurellement survalorisé avec un PER 2028 qui ressort à 45x", soulignent ce matin les équipes de Jefferies.
Conséquence logique, l'action décrochait de plus de 18% vendredi matin à la Bourse de Milan, portant à 19% son repli depuis le début de l'année.
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